Je surf

Sinon à part ça, je suis allé tremper ma planche de surf. Hier j’ai bu de l’eau et me suis couché tôt en prévision. Je constate que je surfe presque mieux quand j’ai fait la fête la veille. Une pauvre vague abandonnée m’est arrivée dessus, la seule de la session. Le reste du temps j’étais là où il ne fallait pas être. Une truite sur un tas de gravier… Ce midi, j’ai hésité entre daurade et purée de potiron, mais mon mental n’a pas tenu, j’ai commandé un burger au comté. Cet après-midi, je suis retourné à l’eau pour évacuer le repas. Pas mieux. En sortant sur le parking, un gars m’a dit : « La faute à ta planche. » Je me suis rassuré en l’écoutant. Comme quoi il y a des mecs sympas (ou taquins). Je l’ai pas remercié du coup. J’ai préféré partir vite. Sur la route il pleuvait un peu, j’ai mis la radio, c’était Francis Cabrel, le truc m’a achevé. À part ça, mon exposition photo est toujours visible à l’atelier @fantaisienoire , je prépare aussi des conférences/ateliers pour cet hiver sur divers sujets. À suivre. 

Assurance auto

Sinon à part ça, je remercie mon assurance auto (c’est rare je sais). Elle a pris en charge en 40 min mon vieux Volvo tombé en panne en Espagne. Nous étions sur le départ des vacances mais j’ai pu sortir à temps de l’autoroute à la vitesse d’un guépard amputé de trois pattes. Je me suis garé devant un vieux bar désuet dans un pueblo sans nom. Même le remorqueur ne trouvait pas le patelin. Les glaces étaient à 1€, mon fils était content, les clopes à cinq balles au distributeur, et les pintes à cinq balles aussi. J’ai pas fait gaffe si c’était servi dans un verre propre mais je me suis pas gêné pour en commander en attendant le taxi. En face la police et qq gens essayaient de récupérer un gato (chat en espagouin) tombé dans un ravin. Je suis resté assis en terrasse à regarder ces cons en picolant vu que j’aime pas les chats et que la bière était pas chère. Sinon, rien d’autre, le quartier était glauque, on aurait eu envie d’acheter de l’héroïne à chaque coin de rue. Le taxi m’a ramené chez moi, j’ai pris une douche, j’ai pas pris de vacances, j’ai perdu un plein (celui de l’aller) et ma bagnole. Monde de merde.

Double Exposition

Sinon à part ça cette série de photo en double exposition a été prise par erreur. Ce n’est pas la bonne bobine qui devait être doublée. J’avais prévu de photographier Matt dans son atelier de carrosserie de Vieux-Boucau sans double exposition. Tant pis, le résultat est acceptable. J’aime les métiers d’art, surtout quand je les regarde sans rien faire car j’ai des pieds au lieu des mains. Prendre une photo est un challenge de pratique même après 25 ans. La preuve avec l’erreur de bobine. Sinon quoi de neuf ? Aujourd’hui, j’ai lutté 2 heures pour changer la pile de mon vieux Leica de 1980. Après avoir tenté de forcer un capuchon rouillé avec un tournevis (je fais tout avec un tournevis, seul outil à ma dispo), j’ai mis 3 belles traces de dérapage sur mon appareil. Du coup J’ai appelé Paris (cash je call la capitale) et les gars m’ont donné une astuce, j’ai ouvert le truc en 10 secondes sans forcer. A part ça, mes deux appareils argentiques aquatiques sont toujours à Hawai en réparation et le gars m’a dit ce jour que je les avais bien flingués. Pas certain qu’il rattrape mes gourdes. Vous l’aurez compris, pas de bonnes nouvelles, je me suis fait rattraper par mon handicap manuel qui commence par me gonfler (et me couter cher). Je me fatigue tout seul….Ah si, une bonne nouvelle : j’avais cru que le BMX de mon fils était cassé quand je l’ai bricolé hier mais en fait fallait juste resserrer une rondelle. Je me voyais déjà trouver une excuse bidon pour cacher ma faute. 

Hinano

Hinano est à l’origine le nom de la fleur de pandanus ou fara en tahitien. Fleur très odorante que le visiteur n’oubliera jamais. La Polynésie est belle. J’ai eu la chance d’y passer plusieurs semaines chez @wladimir.brouilletreçu comme un roi. Baleines, surf et « obus » au programme des vacances. Quand je recroise ce logo Hinano j’ai toujours un pincement au coeur. J’aime me poser la question de savoir si oui ou non, ce vacancier qui porte les couleurs de l’île connaît son histoire. Est-ce un vieux parasol commandé sur Temu ou simplement trouvé dans le placard de la cage à poule louée 2000€ la semaine… Le genre d’ustensile qui traîne. Celui que le propriétaire oublie de vous préciser et que l’on découvre en arrivant quand on fouille partout. « Cool, un parasol ».  Sinon, à part ça, mon terrain à bâtir est viabilisé. Enedis est passé. Bon là il n’y a pas eu de soucis, je n’étais pas impliqué dans la tâche. À bientôt

Parkings vides

Sinon à part ça, c’est la fin de l’été. Je peux enfin m’étaler sur les parkings de plage. Je ne sais pas si ça vous le fait, mais mon kiff dans ces périodes c’est de me croire chez moi. Pas besoin de faire attention en ouvrant sa portière ou de respecter les marquages au sol. J’aime prendre 2 places avec ma voiture quand je me gare car j’ai une fâcheuse tendance à agir comme je veux. Parfois je croise le regard de retraités et je sens qu’ils aimeraient me faire la morale. Dans ces moments, si j’ai le temps, je les prends en photo par surprise. C’est ma réponse. Je me dis que prendre leur air ahuri en photo argentique c’est un peu les respecter, montrer mon attrait pour les vieilles breloques qu’ils ont connu et qu’ils sont devenus (quelque part). Quand je suis vraiment chaud et que je me sens encore plus chez moi, je pose mes palmes sur une place de parking. J’estime que ces palmes me sauvent la vie et je ne vois pas pourquoi je devrais les poser salement sur mon capot de voiture quand je me change. Aucune loi n’interdit de mettre ses @dafineurope sur une place de parking, alors je continuerai à le faire. Je continuerai à me croire chez moi et à vous prendre en photo quand je le déciderai, en attendant le prochain jeune con qui me prendra aussi en photo ….

Je n’aime pas la plage

Sinon à part ça, je n’aime pas la plage. Je n’aime pas trop les gens non plus. ( ben oui). Je n’aime pas le soleil quand il me brule. Ce que j’aime c’est me promener avec une casquette, une gourde dans mon sac et mon appareil à la main. J’observe les estivants, je les juge même. J’essaie d’imaginer ce qui peut motiver quelqu’un à cramer en plein soleil alors qu’on est si bien à l’ombre d’un platane une bière devant nous, ou simplement dans l’eau. Je m’octroie ce privilège quand je photographie à la plage, celui de laisser mon esprit gambader sans personne pour me contredire.