Mes Vosges

Sinon à part ça je suis rentré dans mon pays natal voir les vieux potes et ce qu’il reste de ma famille. Dans les Vosges profondes les gens sont gentils. Les flans sont à la myrtille et les pâtés sont lorrains, c’est-à-dire au vin blanc. Quand je suis passé en caisse avec le combo flan et pâté, j’ai pas perdu un bras. Là où je vis maintenant, tu pleures même pour une baguette …et c’est pas forcément bon. Ils disent que c’est à cause de l’humidité de l’océan. Moi je pense que la farine est espagnole et que c’est du 1er prix. Attention, j’ai rien contre les Espagnols. Dans ma montagne vosgienne, je suis retourné au bar du coin. Trente ans avant, la serveuse était sympa. La nouvelle aussi a l’air cool mais elle me connait pas. Je suis passé du stade de célébrité du village à inconnu. On a parlé de ce qu’on buvait il y a maintenant 30 piges dans son rade. Jusqu’à ce que je comprenne qu’elle était même pas née à cette époque et que ça devait la gonfler d’écouter un vieux jeune qui radote. Le temps passe mais l’ivresse reste la même. La mode du moment, elle m’a dit, c’est de boire des pintes lorraines. La pinte Lorraine, c’est du supersolide : pinte de Picon (ambiance Vosges donc dark) avec un grand fond de Mirabelle locale. Elle m’a expliqué que c’est vendu 16 €. J’ai trouvé ça cher mais elle m’a dit que t’en bois qu’une. J’ai compris pourquoi.

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