Sinon à part ça, hier, j’ai fait de l’enduit comme disent les vrais. Ça s’est bien passé. Je ne vais pas gagner le concours de l’artisan 2023 non plus, mais pour une fois, je n’en ai pas mis partout autour. Quand tu fais de l’enduit, tu prends ton pied à voir la matière s’étaler. C’est presque jouissif. Heureusement, j’avais juste deux trous à boucher (qui m’attendaient depuis quatre mois quand même). Je t’avoue que se taper le mur entier aurait été chiant. Je préfère quasiment faire un Scrabble ou une rando. Quoique la rando peut-être pas, c’est vraiment le truc que je ne supporte pas. Si je veux me promener, je le fais à moto. Si je veux faire du sport, je cours. Bref… Donc mes deux trous sont rebouchés, je lave le matos à l’eau tiède dans l’évier de la cuisine (pas malin, je te l’avoue), du coup, la vaisselle non rangée de la veille prend quelques giclées, j’ai dû la refaire. En rangeant le sac d’enduit dans le garage, une sorte de poussière s’est échappée du sac. J’étais bien habillé et tout propre, tant pis. À ce moment, je me suis dit : « Un artisan, c’est un bonhomme. Sois fort. » J’ai presque eu une satisfaction personnelle d’être poussiéreux. Le genre de satisfaction primaire animale. J’ai replié l’escabeau (les trous étaient en hauteur, sinon c’est trop facile). Je me suis refait un café. Faire de l’enduit pour la deuxième fois à 45 ans m’a conforté dans mes pensées : je n’aime pas bricoler, je préfère aller au bistrot avec les potes.