Sinon à part ça, avant, il fallait éviter de parler religion et politique avec le tonton. Surtout s’il a bu la moitié de la bouteille de Ricard et qu’on est assis à côté de lui un dimanche midi au repas de famille. Ça, c’était avant. Maintenant, c’est le mot « masque » qui amène des maux de tête. (Pas parce qu’on suffoque et qu’on est en hypoxie avec hein). Mais parce que derrière ce bout de textile se cachent des sujets plus vastes, libertariens. En effet, il y a toujours un membre de la famille qui lance le sujet quand il ne faut pas. Quand ça arrive, tout le monde pense « non ce n’est pas le moment » mais personne ne le dit haut et fort. Alors ce gars, qui pourrait être moi, se dit que si aucune voix ne s’élève, on peut y aller, l’auditoire est ouvert et prêt. Et c’est parti pour un débat sur la liberté et une mauvaise ambiance. La même qu’on ressent quand ton pote t’amène une pizza ananas. Liberté de ne pas porter de masque ou liberté d’en porter ? À vous de voir… Tiens, aujourd’hui, les soignants non vaccinés sont (enfin) réintégrés.