Sinon à part ça, j’ai réussi à foirer une salade de chèvre chaud. Le plat préféré de mon fils (il dit « préf »). En vérité, j’avais regardé trop de recettes avant et mon cerveau n’a pas su synthétiser le truc. (T’as vu le niveau du gars déjà). Je pense être le seul à avoir regardé des recettes de salade de chèvre pendant 20 minutes sur le web… Je pensais pas en trouver autant d’ailleurs. C’est qu’on est pas mal d’idiots manifestement. Je suis allé au supermarché du coin et j’ai fait le chaud. Dans un élan de créativité débile, je me crus à Top Chef, vas-y que je mate les pignons de pin, les noix, les gésiers de canard. Je me chauffe pour des gésiers de poulet au final (me demande pourquoi). Peut-être un plus joli emballage). Je fais le boss avec mon fils à côté de moi que j’envoie en mission tomate. Les Allemands et les Hollandais galèrent à la pesée des légumes. Même moi, je ne comprends pas les codes sur l’écran de la balance. Je suis en mode M6, je lui vante la big salade qui l’attend et la mitonne même sur mon CAP Cuisine. Ma blague nulle qu’il entend tous les jours. Je rentre, je cuisine en musique, je sers le truc : bilan, c’était plus que moyen. J’ai fait genre, c’est bon et j’ai fini mon assiette juste pour l’ego. Mon fils n’a mangé que la salade et les tomates. J’ai ouvert une boite de haricots sans me blesser et préparé un melon sans couper dans la partie verte bien dure qui fait chier et qui te force à refaire le geste car le couteau suit la même ligne à chaque passage. Tu vois de quoi je parle ? C’est que tu dois pas être doué non plus toi… Mon fils n’avait plus faim. J’étais soulagé. Ma médiocrité culinaire ne me touche même plus, j’ai digéré mes faiblesses et les ai avalées.