Sinon à part ça rien ne va. Un peu de pluie et de soleil. Parfois les deux ensemble, parfois à la suite. Je me demande si ce nuage gris ne me suit pas depuis ce matin. J’ai roulé vite pour le semer. Rien n’y fait. Même mon cerveau est touché. Ce foutu temps rentre dans ma tête comme les slogans des panneaux d’autoroute que j’ai envie de pimper : « ceinture mal bouclée, crâne fracassé », ou « pneus sous-gonflés, mange les bas-côtés ». Marre de cette politique consensuelle. Le dimanche, je suis énervé. Ce n’est pas le jour où j’ai envie de filer de l’oseille aux associations ou de faire des sourires aux gosses que je croise. J’ai plutôt une envie profonde d’être relou. C’est le genre de jour où j’ai envie de pourrir mes groupes WhatsApp et de dire aux gens qu’ils arrêtent d’écrire pour rien, que tout est déjà expliqué plus haut, que leur liberté s’arrête où commence celle des autres, qu’il existe des émojis plutôt que de poster un message et que leur vie de merde qu’ils se la gardent. Dans les groupes de sport pour enfants, il y a tjs quelqu’un pour expliquer (avec des fautes à faire flipper un collégien) que peut-être son gosse (au prénom à deux syllabes) ne sera pas là à cause d’une bronchite, mais qu’il a médecin le lendemain et qu’il en saura plus. Et que si ça va mieux, il viendra. MAIS BORDEL ATTEND DEMAIN ET TU DIRAS ABSENT OU PRÉSENT ! File jeter ton dévolu sur Christophe Maé et laisse nous. J’avais trouvé la solution en supprimant WhatsApp mais la médiocrité m’a rattrapée et je l’ai re-installé. Je m’amuse désormais à mettre des « ? » sur les messages idiots. Déjà petit, je créais des montages vidéos en 240 px avec des images subliminales coquines. Maintenant, j’ai grandi, je suis sans pitié et j’affiche mes humeurs