Les crasses

Sinon à part ça, quand j’ai très faim, c’est toujours la même histoire : je veux du sale. Depuis petit, je ne crois pas me souvenir d’avoir eu une seule envie de légumes un jour de forte dalle. C’est peut-être d’avoir été biberonné au beurre dans le fin fond de mes Vosges natales. (ou pas). Mon beau-frère belge, il appelle ça « des crasses ». Je trouve ce nom pas mal. Ça englobe tout ce que tu manges sur le pouce mais que tu sais mauvais pour toi. L’autre jour, j’arrive dans un snack et la petite dame me demande ce que je veux, je lui ai répondu : « Je regarde, j’ai envie d’une crasse. » Elle n’a pas trouvé ça drôle, elle a du mal le prendre. J’aurais dû insister pour lui dire que ses crasses étaient les meilleures du village. Parfois les gens m’étonnent. Pas de second degré, la vie est triste. Mes blagues ne sont certainement pas tops, mais au moins, je les dis sans sourire, sinon c’est trop facile pour l’autre. C’est mon style. Celui de Monvilain. Je mets un point d’honneur à garder ma ligne de conduite. De temps en temps, j’ai des appels de gens qui démarchent par téléphone. Quand ils me demandent si je suis bien celui que je suis (avec un accent du bled), je leur réponds que non, je suis le frère et qu’il est décédé hier, mais que s’il y a de la thune à prendre, je veux bien écouter… Allez, sur ce, je vais boire un Coca. Sinon à part ça, j’espère que vous aimez ma photo sur laquelle on ne voit presque rien, juste des toits de vieux boucau pris depuis l’océan. C’est vraiment la tof la pluintéressantete que j’ai publiée.

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