Sinon, à part ça, je suis en panne d’écriture depuis quelques jours. Le pire, ce n’est pas de ne plus pouvoir publier de textes, mais de ne plus avoir de coups de gueules. Je regarde les gens, je les trouve beaux. Rien ne m’énerve. C’est comme si je n’étais pas à ma place. Je déteste franchement ce sentiment. L’impression de me sentir à ma place parmi les autres. Ce me fout le bourdon, je me questionne sur ma capacité intrinsèque à effectuer mes propres choix et à agir librement. Regarder l’autre avec ma vision, penser sans pression sociétale. Depuis quelques jours, je fais la queue pour mettre de l’essence à un prix totalement déraisonnable, sans maudire notre gouvernement et les grands décideurs. Sur la route, je laisse la priorité aux piétons et aux vélos (oui, j’ai ma théorie là-dessus et je vous en parlerai un jour). J’ai même écouté la radio FM en bagnole. Je viens de finir d’entretenir mon robot nettoyeur de sol comme si nettoyer un aspirateur était un truc normal. Rien ne tourne rond et c’est comme si je l’acceptais. Peut-être est-ce le retour du beau temps qui plombe le moral et annonce le temps qui passe.